Episode 7 : Mathias découvre Unity+WPF+MVVM aux Techdays 2010

Je vous ai parlé de ma découverte de .Net dans l’épisode 6.
J’ai constaté un gros contraste avec Java: j’avais l’impression que Java était compliqué (EJB et tout ça) et que .Net était simple.

Cette simplicité n’est pas toujours positive, on peut même dire que Microsoft est "maudit" par ce fléau: rester attractif pour les développeurs débutants.

En général, cela donne des frameworks "sales" avec un fort couplage du code métier avec les interfaces, impossible à tester unitairement bien sûr.

Pour pouvoir découpler tout cela, on distingue 3 couches:

  • L’interface, appelée "view" ou "presenter", c’est le moyen d’afficher l’information
  • La logique métier, appelée "model", c’est ce que l’on va pouvoir tester à l’aide de tests unitaires
  • Les actions ou commandes, qui représente une action de l’interface par l’utilisateur qui va déclencher un traitement

Mais quand on sépare les responsabilités en plusieurs objets, on se retrouve avec un nouveau problème : comment coupler les vues, contrôleurs, etc. ? Comment "broker" les actions ?

Il y a une solution à cela: l’IOC. On peut dire aussi que le Databinding en est une autre.
Si Microsoft avait un train de retard sur les Framework IOC, ils connaissaient néanmoins déjà le problème depuis un moment, puisqu’ils l’avaient en partie résolu dans CAB.
C’est donc sans surprise que Microsoft nous livre son framework d’IOC "officiel" basé sur l’existant de CAB : Unity.

A la sortie d’Unity, j’étais déjà tellement convaincu par Spring.net que je n’ai jamais adopté le framework de Microsoft. De plus, les alternatives OpenSources étaient  bien présentes: Castle Windsor, Ninject, Autofac, etc.

A noter que les framework tel que CAB/RCP rendent vos clients lourds "extensibles", ce qui veut dire qu’un plugin va pouvoir greffer de "vues" dans l’interface, et s’abonner aux "commandes": chose tout à fait faisable avec de l’IOC.

Mais les frameworks IOC ne font pas tout, et ne suffisent pas à fournir une véritable architecture MVC pour client lourd, même s’ils peuvent nous y aider (voir mon poste précédent).

Pour résoudre le fléau du couplage fort entre l’interface et le code métier, Microsoft a sortie quelque chose de révolutionnaire: WPF et Silverlight!
Avec la venue de WPF et Silverlight, la communauté .Net OpenSource a commencé à se pencher alors sur le problème du MVC pour les applications lourdes. Divers frameworks apparaissent alors, comme Prism: http://compositewpf.codeplex.com/

Mais le MVC, comme on le connait dans le monde Web, ne s’applique pas bien aux clients lourds, surtout si on veut exploiter le Databinding et les événements.

Très franchement, je ne me suis jamais vraiment passionné pour WPF/Prism/etc. mais je voyais bien que quelque chose de gros était en train de venir…
J’ai ensuite assisté aux Techdays 2010 et j’en ai profité pour me mettre à jours sur le sujet.
Les sessions étaient d’ailleurs très accès sur Silverlight/WPF mais aussi sur le nouveau modèle MVVM (Model-View-ViewModel), et avec une bonne dose d’Unity bien sûr…
J’ai alors été très agréablement surpris par ces présentations, surtout celle qui montre comment supprimer tout le « code behind » des interfaces XAML avec des ViewModel et des Commands.

Pour mieux comprendre de quoi je parle, aller voir vite le screencast ici!!!

Bref, je ne sais pas si vous me suivez, mais l’IOC, le RCP, le MVC, la gestion de plugins, tout ça c’est intimement lié !

Petit à petit, .Net rattrape le retard vis-à-vis d’Eclipse RCP !
On peut même dire que .Net a pris de l’avance avec Silverlight/WPF, puisque la rédaction des interfaces en XML n’est qu’au stade de proposition pour Eclipse 4: http://wiki.eclipse.org/images/a/ab/XWT.pdf

Episode 6: Mathias découvre .Net!

En fait, je triche, les épisodes ne sont pas dans l’ordre chronologique.
Je n’ai pas découvert .Net après Java, mais en même temps.

C’était le 6 Janvier 2005, j avais blogué à ce sujet: j’avais découvert qu’avec Mono, il était possible d’exécuter un même programme EXE sous Windows comme sous Linux ! J’en avais la larme à l’œil…

Ce qui m’a le plus impressionné c’était de voir qu’il était possible d’exécuter du Java dans .Net grâce à IKVM ! Cela marchait tellement bien qu’ils ont réussi à exécuter Eclipse sous .Net ! Mais ce n’était qu’expérimental à l’époque…

En découvrant .Net, j’ai tout de suite pris conscience du retard par rapport à Java, et j’ai alors voulu m’y atteler.
J’ai alors commencé à réaliser un framework « RCP » comme celui d’Eclipse, mais full .Net. Voici le résultat à l’époque :

On pouvait réaliser des plugins qui fournissent des vues qui s’encrent dans différents endroits, que ce soit dans la fenêtre principale ou dans un onglet d’édition.
J’en était plutôt fier, encore aujourd’hui… j’ai bien envie de le porter avec les technos modernes d’aujourd’hui…

C’est aussi à cette époque que j’ai découvert Spring, et au même titre Spring.Net, que j’ai utilisé dans mon entreprise pour réaliser, avec Romain, un framework MVC Winforms.

J’ai aussi découvert d’autres framework IOC, et par la même occasion CAB de Microsoft (Composite Application Bloc), mais sans en être convaincu.

A l’époque, on commençait à parler d’OSGI, mais je n’avais pas assez de connaissance dans le domaine

En conclusion, je restais sur ma fin avec .Net, et j’en étais même frustré. Mais j’ai toujours été convaincu que c’était aussi "une terre d’opportunités" et que je pouvais faire quelque chose…
L’IOC, le MVC pour client riche, RCP, OSGI… les idées émergeaient déjà, mais n’était pas matures.

Sonar pour .Net!

Pour fêter la sortie de la version 0.4 du plugin Maven pour .Net avec l’intégration à Sonar 2.3, je voulais féliciter Alexandre Victoor et Jose CHILLAN: BRAVO!

Et comme des images sont souvent plus parlantes que de longs discours, voici un extrait de ce qui est possible de faire:

100% de couverture de test avec ASP.Net

Dans ma quête de la couverture de test absolue, j’ai décider de tester mon application ASP.Net avec des tests fonctionnels.
Pour cela, j’utilise le combo: Specflow+Selenium.

En terme de rédaction du test, cela donne ça:

Feature: Test with ASP.net
	In order to get test coverage of my ASP.Net Application
	As a developper
	I want to run an embeded ASP.Net server in my NUnit test

@selenium
Scenario: Say Hello to Michel
	Given I'm on the default page
	When I enter the name "Michel"
	And I click the "SayHello" button
	Then the message is "Hello Michel"

Grâce à Specflow, je peux donc rédiger mon scénario en anglais, très lisible par l’utilisateur qui va pouvoir ainsi exprimer son besoin.
Ces phrases sont ensuite couplées à des méthodes C# qui effectuent une partie du test. Exemple:

[When("I click the \"SayHello\" button")]
public void IClickTheSayHelloButton()
{
    selenium.Click("SayHelloButton");
    selenium.WaitForPageToLoad((1 * 60 * 1000).ToString());
}

On remarque ici que j’utilise Selenium pour simuler le scénario et effectuer un click sur un bouton de la page.

Petite astuce: le scénario est "tagué" @selenium. Grâce à ce tag, je peux indiquer qu’il faut initialiser Selenium à chaque début de scénario tagué ainsi.

[BeforeScenario("selenium")]
public void BeforeScenario()
{
    var firefoxPath = Path.GetFullPath(
        Path.Combine(AppDomain.CurrentDomain.BaseDirectory, @"..\..\..\Libs\Firefox\firefox.exe"));
    var selenium = new DefaultSelenium("localhost",
                                       4444,
                                       @"*firefox " + firefoxPath,
                                       "http://localhost:8123");
    ScenarioContext.Current["selenium"] = selenium;
    selenium.Start();
}

OK, je suis content avec ça, je peux maintenant rédiger des tests fonctionnels lisibles et les automatiser à l’aide de Selenium.
Mais cela ne me donne pas la couverture du code de mon application .Net qui se trouve hébergée sur un serveur IIS :(

Afin d’avoir la couverture du code de toute l’application, j’ai alors décider d’exécuter l’application ASP.Net à l’intérieur du processus du test unitaire!
Afin d’héberger l’application ASP.net, j’utilise pour cela la librairie de Mono: XSP.
Pour cela, quelques lignes de codes suffisent:

[BeforeTestRun]
public static void BeforeTestRun()
{
    const int port = 8123;
    string path = Path.GetFullPath(@"..\..\..\MyApp.Web");
    const string webServerFileName = "Mono.WebServer2.dll";

    string sourcePath = Path.Combine(AppDomain.CurrentDomain.BaseDirectory, webServerFileName);
    string destinationPath = Path.Combine(Path.Combine(path, "bin"), webServerFileName);

    File.Copy(sourcePath, destinationPath, true);

    var websource = new XSPWebSource(IPAddress.Any, port);
    webAppServer = new ApplicationServer(websource);
    webAppServer.AddApplication("localhost", port, "/", path);
    webAppServer.Start(true);
}

[AfterTestRun]
public static void AfterTestRun()
{
    webAppServer.Stop();
}

Simple non?

Voila alors le résultat:

Afin de pouvoir tester par vous même, vous pouvez télécharger les sources depuis http://bitbucket.org/grozeille/testwithaspdotnet/src/, lancer le serveur Selenium à l’aide de "SeleniumServer.bat", lancer les tests avec "Test.bat", et voir le rapport de couverture de code avec Libs\PartCover .NET 2\PartCover.Browser.exe en ouvrant le fichier Coverage.Xml.
Ça, ça rox du poney!

Spring.Net, ASP.Net, Session et multithreadind

Pour commencer, je vous préviens, ce billet s’adresse à ceux qui savent développer en ASP.Net.
Je ne plaisante pas! J’ai vu un trop grand nombre de gens prétendre savoir faire des applications Web sans savoir m’expliquer le protocole HTTP!
Donc voici un petit test d’entré:

  • Comment fonctionne un HttpHandler?
  • Pourquoi ne pas utiliser les UpdatePanels?
  • A quoi sert un MembershipProvider et comment s’en servir?

Si ces questions vous paressent obscures et que vous êtes plutôt un développeur “glisser-déposer”, alors je vous propose de vous “glisser-déposer” sur un autre blog ;)

Pour les autres, j’ai un aveu à vous faire: je viens de découvrir qu’il n’est pas possible d’afficher 2 pages ASP.Net en simultané si elles accèdent à la Session.

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As a Geek I want to blog

S’il y a bien quelque chose qui me fait stresser, c’est de livrer un logiciel sans être sûr qu’il fonctionne.

Livrer une version sans la tester, c’est un peu comme jouer à la roulette russe.
C’est pourquoi depuis longtemps je pratique les tests unitaires avec NUnit.

Mes tests étant de plus en plus complexe, j’ai appris aussi à utiliser RhinoMocks afin de simuler les dépendances de l’objet du test.

J’ai toujours fournis des efforts dans les tests: alors POURQUOI je stress toujours autant avant de livrer une version?

Simple: car malgré les tests et une bonne couverture, je livre toujours des bugs.
Le fait est que, les tests unitaires valident chaque briques de manière indépendante, mais pas toute l’application dans son ensemble.
De plus, faisant beaucoup d’application Web, je me dois de tester l’interface HTML + Javascript, ce que je ne fais pas pour l’instant.

J’ai bien eu des tentatives avec Selenium, mais sans trop de résultat.
J’ai bien envisagé JSUnit, mais je n’y suis pas encore là.

Mais même si je test tout de manière indépendant, le plus gros des problèmes survient lors de l’intégration de toutes ces briques, avec par exemple des bugs dans les fichiers de configuration Spring.net.

Si Selenium me permet de tester cette intégration, j’ai tout de même un gros problème: je ne peux pas prédire les données de mon test, ce qui fait que parfois il passe, et parfois il ne passe pas.

J’ai aussi rencontré un autre problème avec les tests unitaire: la rédaction de ces derniers.
Quand je souhaite tester 2 scénarios différents, mais similaire à 90%, je me retrouve avec beaucoup de copier/coller.

Je factorise alors, mais mon test devient rapidement difficile à lire, alors que pourtant il peut servir de documentation du fonctionnement du code.

Après quelques recherches, et la lecture de l’excellent blog de Steve Sanderson, je me suis mis au BDD!

Le principe est de décrire un besoin utilisateur dans sa langue native: non, pas le C#… l’anglais!
Cela donne quelque chose comme:

Feature: Test SpecFlow with Selenium and RhinoMocks
In order to test Specflow
As a geek
I want to write stories with Specflow
And test the application with Selenium
And mock the backend with RhinoMocks

Le truc, c’est que cela va me servir de Spec, ce qui va donc orienter la conception de mon application.

C’est déjà l’objectif du TDD: concevoir une architecture à partir des tests, cela nous permet de réaliser QUE CE QUE L’ON A BESOIN: c’est le principe du KISS ou YAGNI.

Mais ces tests peuvent être difficile à concevoir, mais le BDD nous aide à décrire nos tests!
Si quelqu’un débarque sur le projet, et lit un test de 100 lignes de code, il va peut-être pas comprendre du premier coup. Mais s’il lit la version “Anglaise”, à moins qu’il ne sache pas lire, il va alors comprendre le test.

Cette magie se fait à l’aide de SpecFlow, qui est la version 100% .Net du très à la mode Cucumber (ou Cuke4Nuke).

Au programme: rédaction des tests “en Anglais”, intégration dans VisualStudio, et génération d’un test unitaire découpé en étapes (une étape par phrase).
Cela rend alors les tests unitaires vraiment TRES TRES lisibles.

Reprenons mon cas, ou je souhaite tester une application Web dans son ensemble.
Afin de tester l’interface Web, je vais implémenter les étapes de mon BDD à l’aide de Selenium.

OK, j’ai maintenant un test compréhensible par un utilisateur… J’ai un test NUnit C# correctement découpé et donc plus lisible par les développeurs. Je pars du test pour définir mon UI, qui elle même va orienter le design de mon Controller et ainsi de suite… Je simule les clicks de souris afin de naviguer dans le site, et je détecte les erreurs “d’intégration”…
Mais j’ai toujours un même problème: je ne maitrise pas les données de ma base afin de vérifier le fonctionnement de mon test.

Dans ce cas, il me faut simuler ma couche d’accès aux données à l’aide de mocks RhinoMocks.
Mais si mon test unitaire s’exécute sur un poste client, et que le site Web est hébergé sur un serveur dans un processus différent, comment puis-je faire mes mocks?

Grâce à Steve Sanderson, nous avons la solution, et elle s’appelle DELEPORTER.

Le principe est plutôt simple: un module HTTP agit comme un serveur .Net Remoting.
Le client sérialise un Delegate (anonyme ou pas, ou lamdba) afin de l’envoyer sur le serveur et de l’exécuter dans son processus.

C’est clairement une grosse faille de sécurité, alors pensez à bien ségréguer les configurations de tests et celles de production!

Etant donné que j’utilise Spring.net pour l’injection de dépendance, je peux injecter de Mocks à l’aide d’une petite factory RhinoMock.
Mon test va ensuite définir le comportement de ces derniers pour mon cas de test.

Au final, cela donne:

// J'utilise Deleporter pour exécuter ce code coté Serveur
Deleporter.Run(() =>
{
        // je demande à Spring.net d'obtenir le MockRepository de RhinoMock
	var mocks = ContextRegistry.GetContext().GetObject("MockRepository") as MockRepository;

        // je demande à Spring.net d'obtenir le mock déjà créé et injecté
	var repository = ContextRegistry.GetContext().GetObject("MyRepository") as IMyRepository;

        // j'informe RhinoMock que je souhaite recoder le comportement de mon mock
	mocks.BackToRecord(repository);

        // Quand "GetMessage" sera appelé, je souhaite retourner "Welcome Mathias"
	Expect.Call(repository.GetMessage())
                .Repeat.Any()
                .Return(string.Format("Welcome {0}!", userName));

        // j'informe à RhinoMock que j'ai terminé de spécifier le comportement du mock
	mocks.Replay(repository);
});

Il ne reste plus qu’à exécuter le test Selenium, vérifier les données de l’UI, et la boucle est bouclée!

Les sources de cet exemple sont disponibles sur mon BitBucket: https://bitbucket.org/grozeille/testspecflow.mvc

Episode 5 : Mathias découvre Gigaspaces

Mathias: Re, désolé j’étais AFK… les vacances, tout ça…

Donc voila, je suis de retour avec un cerveau presque lavé.
Et comme j’ai commencé une série, il fallait bien que le la termine ;)

Dans l’épisode 4 je vous ai parlé de Spring Java, le serveur d’application.
Je vais maintenant vous parler de Gigaspaces, car j’y ai bossé un petit peu, et ça a changé ma façon de penser.

Pour commencer: MAIS C’EST QUOI GIGASPACES?

C’est plusieurs choses à la fois. Ce qui est drôle c’est que le terme à la mode en ce moment est “No-SQL” et Gigaspaces est cité comme faisant partie de la catégorie.

D’autres appellent ça un “Tuple Space” mais on parle plus souvent de “In-Memory Data Grid” ou “Distributed Caching”.

Et comme “distributed” rime souvent aujourd’hui avec “Cloud”, il y a la des mots clés bien commerciaux ;)

Mais comme je sais que vous, lecteurs, vous n’êtes pas la pour acheter une licence, mais vous êtes plutôt des Geeks du code, je vais expliquer cela de manière plus “pratique”.

Gigaspace est un cache mémoire: c’est un serveur qui fournie comme service de stocker et lire des données de type “clé+valeur” en utilisant la mémoire du serveur.
Un cache est pratique dans diverses situations:

  • Vous stockez en mémoire une donnée lu depuis une base de donnée, afin de la lire plus rapidement les prochaines fois
  • Vous stockez en mémoire une donnée calculée, qui va être traité par un autre programme
  • Vous stockez des “messages” afin de communiquer de manière asynchrone avec d’autres programmes

En général, quand on souhaite partager des données entre 2 programmes, on utilise une base de donnée. Mais quand cette donnée change souvent, ou vous avez besoin d’une lecture très rapide, il est préférable de la stocker dans une mémoire partagée.

L’inconvénient de la mémoire, c’est qu’elle est plus rare que l’espace disque. Gigaspaces permet d’avoir un “cluster” de serveurs, vous pouvez donc additionner la mémoire d’autant de serveur que vous voulez.

Un autre inconvénient c’est que la mémoire est volatile, et en cas de crash du serveur, cette dernière est perdue.
Gigaspaces permet d’avoir des nœuds “backup” dans le cluster, ce qui veut dire que la mémoire est répliquée sur un serveur de secours au cas ou le premier plante. Bien sûr, vous pouvez avoir autant de backup que vous voulez.

…OUAI, ET ALORS?

Si Gigaspaces fournit un service avec une très faible latence et met l’accent sur les performances, ce qui m’intéresse c’est l’aspect “Cluster”.

Sur cette architecture, il est possible de déployer un programme de tout type: le déploiement du ZIP se fait en 2 clicks sur tous les nœuds du cluster, avec une gestion d’activation Primary/Backup.

Que ce programme soit un cache ou un serveur Web, je trouve l’idée très séduisante: c’est la dessus que repose le Cloud Computing.

Bien évidement, si l’ont décide d’avoir plusieurs applications “Primaire” pour répartir la charge, ces dernières devront prendre en compte cet aspect dans l’architecture (communication entre nœuds primaires, mémoire partagée).

Il est aussi possible de basculer l’état actif/inactif d’un nœud en fonction d’une mesure de charge: si le serveur 1 manque de mémoire, l’application se désactive pour se re-activer sur le serveur 2.

Je voulais aussi parler d’un dernier truc sympathique concernant Gigaspaces: le point d’entré d’une application déployée n’est pas un EXE ou un JAR, mais un fichier XML Spring! Il n’est donc pas nécessaire de coder un Bootstrap qui va seulement charger ce fichier de configuration…

Vous avez peut-être compris ou je voulais en venir: je souhaite un serveur d’application .Net sur lequel on peut déployer une application facilement sans ce soucier de l’infrastructure: que ce soit un serveur Windows ou Linux, qu’il y ai 3 instances primaires ou 6 instances primaires avec 2 backups, que les services consommés soient locaux ou distant…

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